Notes biographiques

À partir de 1961, il organise la vie culturelle pour les deux mille scientifiques du Centre Commun de Recherches EURATOM (Italie) ; concerts, discothèque, ciné-club, etc..

Il définit en 1961 la notion de "cycle équilibré" (série de hauteurs et cycle d'intervalles) dont il calcule toutes les formes modulo-12 sur ordinateur. Il donne une série de conférences à Ispra et Milan sur les rapports entre composition musicale et techniques scientifiques modernes.

En 1964, le Centre San Fedele de Milan organise un concert de ses œuvres de chambre, remarqué par la critique italienne.

Borne 2 - André Riotte - aquarelleCréation à Paris en Avril 1968 de Jubilation heuristique , œuvre en variation continue constituant le milieu musical de l'exposition du peintre Aldine (Galerie Entremonde) à partir d'un automate électroacoustique créé pour la circonstance.

Il participe au CEMAMu de Xenakis à partir de 1969 ; il y présente une formalisation informatique d'une pièce de Stravinsky en 1973, et un modèle informatique de composition en 1975, appliqué à Transe calme (1974) pour piano.

De 1977 à 1979, il réalise 40 émissions sur la musique contemporaine au 3e Programme de la Radio Télévision Belge.

De 1978 à 1990, chargé de cours puis assistant associé à l'Université Paris 8, il y enseigne la formalisation mathématique des structures musicales et leur traitement informatique.

Il se consacre exclusivement à la musique depuis 1982. À partir de 1984, il entreprend à l'Ircam sur l'ordinateur 4X une recherche sur la synthèse informatique de sons pseudo-périodiques (inharmoniques) en vue de la transformation continue de timbres synthétiques, dont il présente les résultats à l'International Computer Music Conference (Paris) en 1984.

Il participe en 1985-86 au sein de l'Ircam à un projet sur la composition assistée par ordinateur. L'équipe qui s'est constituée à cette occasion prend son autonomie en 1987, et s'intitule le CRIME (Collectif de Recherche Instruments Modèles Ecriture), dont il devient président.

Écrit Partitions-Gouffres (1987) pour 4 percussions, dont il a intégralement déterminé les durées à l'Ircam avec l'aide de l'ordinateur.

En Janvier 1988, il publie avec Marcel Mesnage (informaticien, membre du CRIME) " un modèle informatique de la 1e Pièce pour Quatuor à cordes de Stravinsky ", qui parachève un travail commencé quinze ans plus tôt ; le modèle restitue la partition telle qu'elle est écrite.

En Mars, il préside la session Modélisation du Symposium sur La Musique et les Sciences Cognitives (Paris).

En Février 1989, il conduit à Dijon un Stage de 3 jours pour les Directeurs et Professeurs d'Écoles de Musique de la région Bourgogne Franche-Comté sur le thème " Langages Contemporains ".

Membre titulaire de la Société Française d'Analyse Musicale (SFAM), dont il deviendra vice-président en 1993, il participe à la préparation des Congrès Européens d'Analyse Musicale (Colmar, Octobre 1989 - Montpellier, Février 1995) au sein des Comités de Programmes.

Il participe en Octobre 1990 au 2e Colloque International " musique et assistance informatique " de Marseille, où il anime la Table Ronde formalisation et modèles de partitions.

Il participe en 1991 en qualité de conférencier à divers Colloques : Quadrivium de Metz, premier symposium espagnol d'Analyse Musicale à Oviedo, fondation de la European Society for the Cognitive Sciences Of Music - ESCOM - à Trieste, où il est élu membre du Comité Exécutif.

De 1991 à 1998, il enseigne la formalisation mathématique de la musique dans le cadre de la Formation Doctorale en Musique et Musicologie du XXe siècle (Ircam), et enseigne au Cursus de Composition en Informatique musicale de 1990 à 1993.

En 1993, il est élu président de l'Union des Conservatoires Municipaux de la Seine Saint-Denis (UDCM 93). Il abandonne cette fonction à la fin de son mandat en 1997.

Après avoir été membre de la rédaction de la revue Analyse Musicale, il prend une part active au lancement de la nouvelle revue MUSURGIA, Analyse et pratique musicales, (Éditions ESKA) dont il devient en 1994 le rédacteur en chef. Après la publication de 25 numéros, il abandonne sa fonction en 2001 pour se consacrer à son œuvre.

Il participe en 1997 à la création de la nouvelle Société Française d'Informatique Musicale (SFIM) dont il est élu président ; il démissionne en 1999 pour raisons de santé.

Une subvention de la Direction de la Musique a suscité début 2003 un " hommage au compositeur André Riotte " :

  • Un premier concert était consacré à ses œuvres de jeunesse à l'occasion de la sortie du CD " Le Passé Simple ", dans lequel la plupart sont reprises.
  • Une conférence de Riotte : " Mon aventure musicale : un aller et retour de l'intuition créatrice aux formalismes ", était illustrée d'exemples musicaux par la pianiste Thérèse Malengreau.
  • La subvention a suscité aussi la préparation d'un CD autour de Météorite et ses Métamorphoses, dont la sortie est prévue début 2007.
 
 
 
 
[ Contributions | Liens | Contact ]